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CIRCUIT SUD OUEST BOLIVIEN /
POTOSI

Photos Sucre

SUCRE
LA PAZ
LAC TITICACA COTE BOLIVIEN
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Haut de page

Lever donc 6h du mat’, pas un chat dans les rues à part quelques taxis-bus dégageant une épaisse fumée noire de leur pot d’échappement pas catalytique du tout …

La gare est déserte voire même à l’abandon, c’est bizarrement un détail que n’avait pas mentionné mon cher et tendre …

Nous tombons sur ce qui doit être le chef de gare et Cyrille s’empressent de lui demander le chemin … mais avec un langage corporel : les fesses en arrière, les bras tentant vaguement de mimer les roues d’un train et un dialecte tout à fait explicatif « Tchou Tchou … ».

Le pauvre homme le regarde éberlué… Après ce grand moment de communication franco-bolivienne … et un bon fou rire, on comprend que c’est un « Bus Carril » ?????

Jeudi 16 Avril 2009 :

Bon, comme on en avait un peu marre des bus, depuis le temps… On a voulu aujourd’hui innover un autre mode de transport : le train …

Tout le monde a Potosi, nous disais qu’il n’en existait pas pour Sucre mais Cyrille, qui était descendu à la gare, était sûr de son coup ! Et comme l’amour rend aveugle …

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Sucre

On défait tout mon sac en plein milieu de la gare pour trouver le dictionnaire qui est bien sûr tout au fond …

Carril = Rail … Un bus sur les rails, quel drôle d’idée ?

Et ben, non, c’est un concept bolivien, quand les bus sont trop pourris pour rouler sur une route, il leur ajoute un petit pare choc triangulaire et vamos !!! Ca va être l’aventure …

Pas un seul touriste bien sûr, mais le train-bus est plein à craquer … Nous allons pénétrer au cœur de la Bolivie !

Nous quittons donc à la vitesse de 20km/h, la ville de Potosi par un moyen de transport peu commun.

La sortie de la ville nous montre alors un bien triste paysage : il n’existe visiblement pas de système de ramassage de poubelle et les collines alentours sont recouvertes d’ordure … Gloups, y a parfois des choses qu’il ne vaut mieux pas voir !

Mais la voie ferrée quitte alors la route habituelle et s’enfonce vers des paysages splendides , hors des sentiers battus.

Ce train est en fait une sorte de lien social entre les habitants des villages reculés et le reste du monde.

Sur le chemin, qui va nous mener en 6 h à Sucre (plutôt que 3h par la route), monte parfois de jeunes écoliers que le passage du train trois fois par semaine permet d’économiser les 5km à pied qui les sépare de leur école …

On y dépose aussi des sacs de Quinoa, qu’il faudra bien remettre à Juan au terminus !... On y grimpe seulement en levant le pouce, impatient d’aller voir la ville ! …

Nous sommes finalement le défaut sur la carte postale mais bien content d’être parmi tous ces gens et de comprendre encore mieux les rigueurs de la vie et la chance que nous avons …

La route nous paraît presque trop courte et nous sortons de « notre train » en ayant l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps …

Voire même d’avoir des hallucinations, vu que notre taxi s’avèrera avoir un tableau de bord à droit (comme les anglais !) mais un chauffeur, des pédales et un volant visé dans la boite à gant à gauche… Ben, ça roule pas moins bien pour ça … Et dire qu’en France on fait des polémiques sur les crash test !

Vendredi 17 Avril 2009 :

Qu’il est doux de redescendre à 2800m d’altitude … Tant pour la douceur du climat que pour le souffle !

Sucre, capitale de la Bolivie, (Eh oui, vous aussi vous pensiez que c’était La Paz, non ?) est un véritable joyau d’art baroque. Du point de vue architectural, Sucre est restée figée comme une carte postale du 19éme siècle, ce qui fait tout son charme.

Autrefois fondée pour servir, sous un climat plus clément, de « camp de base » aux conquistadors exploitants les mines de Potosi, elle ne prit le nom de Sucre qu’au moment de l’Indépendance en 1825 en l’honneur du Général Sucre qui servit aux côtés du Général Bolivar qui, lui, donna son nom au pays … ( Plus calé que nous sur la Bolivie, y a pas !!!)

Petit tour de la ville donc et visite du musée de l’Indépendance avec un guide en français, le luxe…

Sur le coup de midi, nous jouons les vils touristes faisant la sortis des écoles en prenant un malin plaisir à mitrailler ces boliviens en herbes …

Comble du hasard, nous cherchions désespérément un magasin d’artisanat, nous tombons sur un superbe panorama dans les hauteurs de la ville donnant sur tout Sucre.

Non loin de là un café prenant des airs de Caraïbes avec ses parasols … et au menu « Fondue au chocolat », on a pas résisté plus de quatre secondes…

Les heures s’écoulent tranquillement et nous en profitons pour faire les boutiques, non sans avoir d’abord visité le musée de l’artisanat…

Ici, c’est la Mecque du tissage et il existe encore à l’heure actuelle une quantité infinitésimalement de rituels pour donner à ces artistes-ouvrières, l’inspiration. En tout cas, nous, l’inspiration, on l’a… et nos sacs se sont dangereusement alourdis …

Samedi 18 Avril 2009 :

En partance pour 6h de marche dans les environs de Sucre.

D’abord pour aller voir des peintures rupestres datant de 20 mille ans avant JC et puis surtout parce que depuis Bariloche, nous n’avons pas vraiment remué notre cellulite … pour cause « d‘inaptitude à respirer à 4000m »…

Mais visiblement nos globules rouges ont sortis leurs petits bras musclés et donc, plus de maux de tête, plus de nausée et des ongle bien rosés !

Pour cette balade, le chemin monte en pente douce mais nous colle tout de même la langue par terre …

Si vous avez un peu d’EPO, on est preneur !

Le panorama est époustouflant !

En deux heures, nous sommes à la première peinture rupestre qui date de 15 000 ans avant JC mais dont malheureusement ils ne savent donner l’interprétation.

Situé dans une petite grotte au fin fond d’une profonde faille, il a fallu descendre une centaine de marche pour y accéder … Qu’il faut donc remonter !

Dur, dur à 4000m, 4 marches et c’est l’asphyxie !

La deuxième peinture située plus bas dans la vallée sera notre lieu de déjeuner …

Là encore pas beaucoup d’information sur le pourquoi du comment …

Mais faut dire aussi que notre guide paraît plutôt s’intéresser à la culture … suisse, si vous voyez ce que je veux dire ... !

Du coup, mon guide préféré tente une explication ...

Le chemin du retour paraîtra un peu long…

Faut dire aussi qu’à cette altitude, on a la tête si près du soleil que le cerveau bouillonne …

Du coup après, on est obligé de boire des mojitos pour se rafraîchir … C’est vraiment trop dur !

Dimanche 19 Avril 2009 :

 

Aujourd’hui, visite du marché de Tarabuco !

Ce petit village indigène, situé à 65km de Sucre est le lieu de rencontre chaque dimanche, grâce à son marché artisanal, entre les différents groupes ethniques des villages avoisinants et les touristes en quête de trésors.

Première péripétie de cette journée, qui en comptera beaucoup, notre bus éclate un pneu à mi chemin… En même, vous auriez vu la tête du pneu, aussi lisse qu’un pneu de formule 1 … Sauf qu’on est pas en F1 mais sur une route bolivienne! Roue vite changée, s’agit pas d’être en retard, on va rater les bonnes affaires !

Ce petit marché s’avère être pour nous un formidable paradis tant pour le shopping que pour les photos…

Cyrille est comme dans un magasin de friandises !

Tous les boliviens ont mis leur costumes traditionnel du dimanche et c’est un véritable festival de couleurs …

Il court partout à la recherche d’un joli sourire… ( je comprends pas, d’ailleurs, j’suis là moi !).

Nous faisons le tour de la place centrale au moins 25 fois non sans regarder également le dégradé de couleur vive qu’offre les enfilades de tentures.

Midi, heure du petit creux, nous nous adaptons à la coutume locale et mangeons au marché central.

Assis tous les deux sur un banc pour enfant de 3 ans avec les genoux dans l’assiette (oui, visiblement, s’ont pas aux même dimensions que nous les boliviens), nous attendons patiemment notre poulet-frites en train de revenir dans l’huile … en s’amusant des regards dégoûtés de certains touristes … parisiens !

C’était goutu … gras, certes mais goutu !

Retour sur Sucre dans l’après midi pour un enième trajet en bus de nuit direction La Paz !

Afin de ménager notre arthrose et surtout de bien dormir, nous prenons le top du top en matière de bus, la compagnie Eldorado … Avec un nom pareil, on aurait du se méfier !

Une heure avant de partir, bien installés dans un petit café non loin du terminal de bus, nous attendons tranquillement notre commande …

Nous attendons, nous attendons ! Au bout de 50min, on leur demande, donc… très poliment, bien sûr… s’il attendaient que les poules pondent … Auquel cas, nous, nous n’avions pas ce luxe car nous devions monter dans le bus !

Quelle générosité bolivienne de nous donner notre repas commander au resto dans un sachet plastique pour le manger dans le bus …

Je peux vous dire que Cyrille a durement regretté d’avoir commander une omelette… Sans couvert, ça a été un véritable carnage !

On croyait avoir vécu là LA péripétie de la journée, tu parles …

Confortablement installés dans nos fauteuils couchettes, nous étions déjà dans les bras de Morphée lorsque le bus fit sa première pause… Enfin, c’était pas vraiment une pause en fait, c’était plus proche du « coup de la panne » à vrai dire…

Réveillés par les vrombissements du moteur, on alla voir de plus près une dizaine de personnes le nez dans le capot … Une panne de moteur ? Vous inquiétez pas les gars, on en est au moins à la troisième depuis qu’on a mis les pied en Bolivie, vas-y Roberto, vas me chercher la clé de 12 …

Oui, non parce que à défaut de parfaire nos connaissances en mécanique humaine, en mécanique auto, on a drolement progressé ces dernières semaines ! Diagnostic : problème de courroie qui tournoie et qui ne permet plus de refroidir le moteur… C’est un peu embêtant dans les Andes !

D’un optimisme mal placé, le chauffeur décide de reprendre la route … On y serait pas arrivé moins vite si on avait fait une course de sac ! Toutes les 30 minutes le chauffeur arrête le bus pour remettre la courroie… Pour être honnête, au début ça nous a fait rire … Et puis vers 1h du matin, fataliste, on a finit par s’endormir…

Il nous a fallu 8h pour arriver à Potosi, là où normalement on aurait du en mettre que trois. Et là ça été le débarquement de touriste pur et simple… laissez moi vous raconter cette merveilleuse histoire…

Il est 4h du mat’ à Potosi quand un bus d’une trentaine de touriste s’arrête (comme à son habitude ces dernières heures …)

A bord, tout le monde somnole et personne ne s’inquiète de cet enième arrêt. Puis un touriste sort, puis deux… et une sorte de grondement commence à gagner les rangs : les chauffeurs se sont barés, nos sacs sont sur le trottoir et il ne reste que deux mécanos pour nous dire en language Queschua que notre trajet s’arrête là : Désolé !!!

« Désolé, comment ça désolé, on est débarqué en plein milieu de la Bolivie à 4h du mat sans plus d’explication et c’est tout ??? » « Ben oui ! »

Armée de mon tube de Labello, je m’apprêtais déjà à les attaquer à la carotide …quand alertés certainement par nos cries de furie, des taxis commencent à arriver et nous proposent « gentiment » de nous emmener à La Paz, en 6 heures et moyennant 80 euros, une somme indécente pour la Bolivie !

Sentant une situation catastrophique se profiler à grand pas, nous nous engouffrons dans un taxi, non sans avoir piétiner au passage deux anglaises … Ben oui, y’avait sept places dans le taxi et on était neuf, à la guère comme à la guère !!!

Et voilà, comment nos deux héros passèrent d’un bus couchette à un taxi pour sept avec leur sacs de 20kg sur les genoux pendant les 8 autres heures qui les amenèrent à La Paz…