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SYDNEY
CENTRE ROUGE
Uluru / Kata Tjuta
Kings Canyon
West Macdonnell Ranges
REGION NORD
Darwin
Kakadu
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Kakadu National Park

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Jeudi 16 Juillet 2009 :

Petit raté ce matin quand à l’horaire de rendez vous avec notre tour operator… Ils nous attendaient à 6h10 alors que la veille, on nous avait dit 6h40… forcément, à cette heure matinale, on était pas en avance !!! C’est pas grave…

Et c’est parti pour 4h de route, en camion 4x4 afin de rejoindre le Kakadu National Park, sur les traces de « Crocodile Dundee »…

Ce parc national, situé à 250km de Darwin, est l'un des 23 sites classés au patrimoine mondial de l'Unesco à la fois comme « paysage naturel » et « paysage culturel ».

Etendu sur plus de 6000 km² sur le bassin d'alimentation de l'Alligator River (nommée Alligator à tord à cause d'un des premiers explorateurs pas très naturalistes, qui confondirent alligator et crocodile !), cet espace sauvage est d'une richesse incomparable.

Selon la mythologie et comme à Uluru, ce lieu hautement spirituel a été crée par les ancêtres des Aborigènes durant le "Temps de la Création" et les terres sur lesquelles il s’étend ont été habitées en permanence depuis 40 000 ans …
 

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La faune du parc, surtout, est extrêmement riche puisqu’au travers des mangroves, vasières, plaines désertiques, forêts marécageuses et sous ce climat chaud et humide, se sont plus de 1000 espèces de plantes, 50 de mammifères, 280 d’oiseaux, 123 variétés de reptiles, 77 espèces de poissons et plus de 10000 espèces d’insectes qui se partagent les lieux.

Pour les trois jours à venir, c’est donc 4x4, rando dans le désert, nuit à la belle étoile, cuisine au feu de bois, la vie à la dure, quoi… et dire qu’on a oublié notre machette à la maison !

Vers 11h, nous arrivons au premier arrêt de la journée, Maguk et les gorges de Barramundi.

Notre guide, que je soupçonne avoir affronter un crocodile à main nues, vu l’état de sa chemise et de son chapeau de cow-boy, nous ouvre la voie,pieds nus....

Après 30 minutes de marche, nous arrivons près d’une succession de petites cascades, chutes d’eau et gorges que nous pouvons à loisir explorer, escalader ou même s’y baigner…

A noter, que dans le coin, l'animal emblématique est sans doute le crocodile, présent un peu partout et qui fait que l'on se baigne dans les trous d'eau ou les rivières à ses risques et périls.

Respecter les pancartes d'interdiction de baignade est une bonne idée... Mais ici, nous sommes en hauteur, pas de danger !

Tel Tarzan voulant rejoindre Jane, notre guide fait un magnifique plongeon du haut d’un rocher …

Impressionnée, et voulant faire Jane retrouvant Tarzan, une australienne fait de même…

Mais cette greluche, excusez mon vocabulaire mais là y a pas d’autres mots, plonge tête la première dans une sorte de puit naturel de 2m de diamètre, au fond duquel une ouverture permet de rejoindre un autre bassin …

A-t-elle vraiment pensé que le guide était passé par là ? Ou a-t-elle simplement un QI ne dépassant le taux de participation aux dernières élections européennes? On ne le saura jamais…

Et donc, forcément, « Et PAF » l’Australienne, au fond du trou !

Elle ressort le front et le nez aplatis,… pour un peu, on la confondrait avec un bouledogue !

Un peu sonnée d’ailleurs, elle commence à couler, remontée à la surface par « Crocodile Dundee » qui avait aussi mis son costume de David Hasselhorf… Nan, mais faut vraiment être stupide pour plonger dans un puit la tête la première, non !

Ca pisse le sang de partout, elle est en train de nous ruiner notre piscine naturelle la plongeuse !…

Mais, le guide lui colle un tampax dans chaque narine et le tour est joué ! Jane perd en revanche de sacrés points côté glamour !

Chacun la surveillant quand même du coin de l’œil, nous profitons enfin du lieu !

Après une bonne heure, nous redescendons pour le déjeuner « sandwich party » tout en profitant de supers explications sur les fournils de thermites non loin de là…

Vous avez vu la hauteur ???

Nous créons « pour voir » un petit trou avec la clé du 4x4… en moins de 5 minutes, une trentaine de thermites arrivent pour colmater … et en 25 minutes, le trou est rebouché,… efficace, ces bestioles !

Et puis, tout autour de nous, ce n’est pas un fournil isolé, mais des centaines et des centaines qui jalonnent notre route… pas un seul arbre dans le coin qui semble vaillant qui ne sonne en fait le creux, boullotté de l’intérieur par ses pseudo-fourmis affamées…

Par contre, elles, elle construisent du solide ! Résistant à l’eau et au incendie… du durable ! Les aborigènes s’en servent même comme anti moustique.

Par contre la Jane, le front surmonté d’un gros œuf de Pâques, commence à gémir… un mal de tête paraît-il… tu m’étonnes !

« Moi, je sais pas, mais si j’étais docteur, je lui ferais au moins un scanner vu la perte de connaissance, on ne sait jamais! »… A bon entendeur !

Et c’est donc parti pour un énorme détour vers le centre médical le plus proche pour y amener la grande gagnante du jour qui sera effectivement rapatriée vers l’hôpital de Darwin pour des examens plus poussés…

Il est maintenant 17h30,… nous ratons le coucher du soleil et il nous faut rejoindre au plus le campement pour la nuit… à deux heures de route de là !

Voilà comment, une greluche a écourter notre première journée de trek ! Grrr !

Vendredi 17 Juillet 2009 :

Le doux chant des oiseaux nous sort lentement de nos rêves et le ciel étoilé a laissé place aux couleurs de l’aube que nous apercevons à travers notre toile de tente.

Un copieux petit déjeuner au bord des braises encore fumantes de la veille va nous permettre d’entamer au mieux cette journée qui s’annonce chargée.

Allez, tous en voiture… ou plutôt en 4x4, pour affronter les quelques 25kms nous séparant du point de départ de notre marche vers les Jim Jim Falls.

Notre guide nous offre alors un véritable tour de grand huit, serpentant avec brio, entre les arbres, le sable, les bosses et les guets. C’est donc l’estomac au bord des lèvres que nous débutons l’ascension qui doit nous mener en haut des chutes d’eau.

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Notre crocodile Dundee en tête, n’ayant toujours pas trouver l’utilité d’une paire de chaussure, on atteint après des pentes escarpées un plateau parsemé d’une flore diverse.

L’accent australien à couper au couteau de notre guide ne nous permet pas de comprendre tous les secrets de cette nature mystérieuse, mais Stéphanie fût la première à goûter à cette fleur orangée, la sucrerie des enfants aborigènes, ayant un petit goût de pop corn !

Deux bonnes heures après notre départ, nous arrivons au sommet d’un apic vertigineux de 215m de haut !

Nous cherchons, alors des yeux, la fameuse cascade…en vain !

Ce à quoi notre guide nous répond « Mais vous y êtes,… dans la cascade… si nous étions en saison humide, des centaines de mètres cubes d’eau à la seconde vous chatouilleraient le dos et vous projetteraient 200m plus bas ! »

Ah oui, forcément vu sous cette angle !!!

En fait, en saison sèche, les chutes d’eau sont totalement asséchées, contrastant alors avec les chutes d’eau gigantesques que nous voyons sur les cartes postales !

L’endroit n’en est pas moins magique car nous avons le parc de Kakadu littéralement à nos pieds !

L’heure suivante permet d’explorer le lieu à notre guise et de profiter de la beauté des alentours avec pour certains courageux la vue vertigineuse de la rivière en contrebas.

Par contre, mauvaise nouvelle, le retour se fait par le chemin éprouvant de l’aller… et les rayons obliques du soleil se font durement sentir !

Une petite pause dans une grotte recouverte de peintures aborigènes permet à notre température corporelle de redescendre de quelques degré… même si arachnoïde et autres insectes ne sont pas vraiment du goût de Stéphanie.

C’est en commençant à rêver d’une bière… heu, pardon, d’une bouteille d’eau bien fraîche, que nous atteignons notre 4x4.

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Direction alors les Twin Falls à quelques kilomètres de là, en empruntant une route tout aussi cahoteuse.

Les pancartes « Attention aux crocodiles » sont présentes à chacun des guets que nous passons… même qu’on se demande s’il n’en rajoute pas un peu… car toujours pas de traces des célèbres reptiles.

Nous empruntons alors un petit bateau à travers des gorges profondes et impressionnantes pour atteindre les chutes d’eau proprement dites.

Contrairement aux Jim Jim Falls, il persiste ici deux gros filets d’eau de 200m de haut, en rien comparable à ce qu’elles peuvent débiter en saison des pluies.

Sur le chemin du retour en bateau, nous rencontrons d’ailleurs notre premier spécimen, affalé sur une branche et se faisant dorer la pilule au soleil… Pas de quoi nous faire peur, et a peine de quoi se faire un escarpin !

Mais bon, on va quand même faire gaffe maintenant, finalement, les panneaux, c’est pas du flan !

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Regardez le diagramme climatique de DArwin!

Tout notre parcours de la journée est d’ailleurs impossible à faire en saison humide car la pluviosité extrême à cette période de l’année entraîne une montée des eaux… et c’est au minimum deux mètres d’eau qui recouvre l’ensemble de la région… au grand bonheur des crocodiles qui agrandissent ainsi leur pataugeoire.

Privé du coucher de soleil, hier, nous nous rattrapons aujourd’hui en découvrant les couleurs ocres que nous offre la fin de journée sur le plateau d’Arnhem.

Epuisés par la journée, on reprendra des forces autour du feu avec au menu… du kangourou !

Samedi 18 Juillet 2009 :

Lever 5h30 par la douce voie gutturale de notre guide !!!

On replie le campement et on part à une heure de là pour prendre notre petit dej’ dans un centre culturel Aborigène afin de comprendre au mieux leur culture et leur mode de vie. A leur contact, on prend conscience de la plaie encore béante et douloureuse laissée dans ce pays par la colonisation…

Lorsque les Anglais arrivèrent en Australie, à la fin du XVIIIème siècle, ils trouvèrent une vaste contrée inhospitalière et habitée par des humains leur semblant surgis de la préhistoire.

Aucune ville, aucune trace d'agriculture, seulement des bandes de nomades portant des armes de pierre et de bois. A l'époque le rapport de force était inversé, puisque l'Australie comptait 1000 colons anglais pour 300.000 à 1 million d'aborigènes. D'autorité, les Anglais déclarèrent l'île « Terra nullius », une terre qui n'appartient à personne et commencèrent à distribuer les terrains aux détenus ayant purgé leur peine.

Les réactions des Aborigènes à l'arrivée soudaine des colons britanniques furent inévitablement hostiles.

A l'inverse de la Nouvelle-Zélande, où le traité de Waitangi fut perçu comme une légitimation de la colonisation britannique, aucun traité ne fut signé avec les Aborigènes, qui n'autorisèrent jamais la colonisation.

La résistance aborigène continua pendant bien plus d'un siècle, démentant le 'mythe' d'une colonisation pacifique de l'Australie ce qui mena à de nombreux massacres aveugles d'hommes, de femmes et d'enfants aborigènes.

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De 1910 à 1971, sur ordre du gouvernement, des enfants aborigènes ont été arrachés à leurs mères et placés dans des orphelinats, des missions ou des familles d’accueil censés en faire « de bons petits Australiens » .

« Keep Australia White » - « L’Australie aux Blancs » - est alors le mot d’ordre.

En 1976,il y eu une restitution partielle des terres et de nombreux Aborigènes sont retournés vivre sur les lieux de vie de leurs ancêtres desquels ils avaient été chassés.

Le 10 décembre 1992, dans le parc de Redfern près d'un quartier où vivent de nombreux Aborigènes, le Premier ministre Paul Keating prononça l'un des plus importants discours de l'histoire australienne.

Il retraça le sort terrible réservé aux Aborigènes depuis l'arrivée des Européens et affirma la nécessité d'une réconciliation.

« Nous ne pouvons pas imaginer que les descendants d'un peuple, dont le génie et la résistance ont maintenu une culture ici depuis plus de 50 000 ans, qui survécut à 200 ans de dépossessions et d'abus, se voit niée leur place dans la Nation. »

En 1997, une journée nationale du pardon, National Sorry Day, fut instituée le 26 mai de chaque année pour faire connaître le tort qui a été causé aux familles indigènes par les générations volées et de façon à ce que le « processus de cicatrisation » puisse débuter.

Peut être demain vera-t-on un aborigène sur une planche de surf ou un descendant de colonisateurs pratiquer le brûlis… en tout cas il est certain que Katie Friman allumant la flamme à Sydney pour les JO 2000 était un symbole fort et une volonté d’aller de l’avant !

Pendant ma litanie historique, j’en connais un en tout cas qui n’en rate pas une miette et qui se transforme en véritable chasseur cueilleur… ou qui me décroche un sourire « genre premier de la classe » lorsque notre hôte aborigène est venu le féliciter pour son « son » au Didgeridoo !

Puis, nous nous mettons en route un peu plus vers le Nord pour Ubirr où les Aborigènes qui vivent sur ces terres ont peints leurs histoires sur les parois des rochers depuis plus de 50 000 ans, témoins silencieux d'un passé qui se cherche un avenir…

L’ascension du rocher nous permet par ailleurs un panorama extraordinaire à 360° sur la plus grande partie du parc national… de quoi se sentir tout petit !

Un déjeuner « sur l’herbe » australienne à coups de hot-dogs-fajitas et de Magnun et nous partons vers un billabong,… le moment « adrénaline » du séjour pour qui a vu « Crocodile Dundee » … ou shopping pour d’autres, qui rêvent éveillées, de sacs à main !

En langue aborigène, le mot billa signifie « rivière » et bong signifie « mort ».

C'est en fait un point d'eau qui ne s'assèche jamais et où toute la vie animale se regroupe en saison sèche pour survivre à ce climat difficile… un zoo naturel… mais sans la protection des vitres !

Au tout début de la visite, le guide s’extasie sur tel ou tel type d’oiseaux que l’on peut apercevoir dans le coin…

Bon d’accord,… mais nous on est pas là pour voir des animaux à plumes… On veut voir des plumes voler avec un crocodile derrière !...

Avançant prudemment avec notre bateau à fond plat, l’œil est aux aguets… mais pas toujours celui qu’on croit… car en effet, tout près de nos avants bras se tient sans bouger « un saltie » un redoutable prédateur qui n'hésite pas à attaquer l'homme !

Avec une température de l'eau absolument toujours comprise entre 29 et 30 degrés et un air ambiant toute l'année à 33 degrés, ces reptiles à sang froid pullulent littéralement dans cette rivière.

Un adulte moyen mesure généralement entre 4 et 5,5 mètres de long, pour une masse d’environ 770 kg.

Néanmoins, il n’est pas rare que sa taille dépasse les 7 mètres de long et sa masse un peu plus d'une tonne.

Le crocodile marin peut atteindre la vitesse de 24 à 29 km/h lors de courts sprints, aussi bien dans l’eau que sur la terre ferme… il paraît qu’il faut courir en zig zag pour le réussir à le semer si vous voulez un chance de vous en sortir ! Conseil d’ami !

Il est capable d’attraper des animaux de la taille d’un buffle mâle adulte, mais des kangourous et des requins peuvent aussi faire partis de son p’tit dej’.

Vous voyez que finalement, mon idée de sac à main, était quand même moins risquée !

Mais le défilé de touristes se terminent et avec lui l’espoir pour notre croco d’un déjeuner servi sur une barquette,… nous rentrons sur Darwin, fourbus mais bien heureux après ces trois jours finalement très diversifiés !

Summum de la diversité et surtout du melting pot qu’il existe à Darwin, des écossais se marient juste à côté de l’auberge de jeunesse et c’est donc aux sons des cornemuses que nous sombrons dans le sommeil…

Morphée m’avait déjà emmenée dans ses bras, sinon j’aurais pris l’initiative de vérifier le mythe des kilts chez les écossais !

Suite de nos aventures à Darwin

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Photos Kakadu

La vie trépidante des billabongs

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